Je rappelle très rapidement ce que j’entends par sous-domaine : dans l’URL http://arts-graphiques.louvre.fr/fo/visite?srv=homearts-graphiques est un sous-domaine de louvre.fr, tandis que fo est un répertoire (ou dossier). Pour plus d’explications je vous invite à lire mon article sur le vocabulaire des URL.

A la différence des noms de domaine, les sous-domaines ne coûtent rien à créer. Si on se débrouille bien, on peut même en avoir des milliers sans problème. Il peut donc être tentant de multiplier le nombre de sous-domaines sur un même site… mais c’est considéré comme du spam par Google.

Vous pouvez utiliser www ou ne pas en avoir, ça ne change rien en termes SEO.

Intérêt du sous-domaine pour le référencement

Chaque sous-domaine est considéré comme un nouveau site, ce qui apporte des avantages et des inconvénients dans l’optique du référencement :

  • en général cela prend plus de temps de bien référencer un nouveau sous-domaine qu’un nouveau répertoire d’un site déjà bien référencé (mais à terme cet inconvénient disparait)
  • il est souvent plus facile d’inscrire un sous-domaine dans un annuaire qu’un répertoire, car les annuaires ne listent en général que les pages d’accueil des sites. Cela permet donc d’avoir des liens profonds par les annuaires

Ce qui était vrai à la rédaction de cet article en 2007, qui ne l’est plus aujourd’hui :

  • l’utilisation de sous-domaines peut apporter une meilleure visibilité dans les moteurs, qui limitent en général à 2 résultats par sous-domaine (si on se débrouille bien on peut donc avoir plus de 2 résultats parmi les 10 premiers résultats). Aujourd’hui, il est rare qu’un site obtienne plus de 2 résultats, mais ça peut arriver. En outre, les 2 résultats par sous-domaine ne sont plus décalés (cluster).
  • les liens issus de différents sous-domaine ont sans doute plus de poids que ceux issus de différents répertoires (mais c’est assez difficile à évaluer de façon rigoureuse). Aujourd’hui ce qui compte, c’est surtout de vérifier si le sous-domaine est imbriqué au reste du site ou pas.

Exemple avec la requête le louvre (il fonctionnait en 2007 mais plus maintenant) :

Impact des sous-domaines dans le référencement Google

Ce qui a changé sur Google

Matt Cutts a indiqué fin 2007 que Google avait fait quelques changements dans son algorithme au sujet de la prise en compte des sous-domaines : dans certains cas, les sous-domaines sont gérés de la même façon que les répertoires, ce qui a pour conséquence que le site concerné ne peut être visible dans Google qu’avec 2 pages au maximum. Il faut bien noter les 2 points suivants :

  • le changement a déjà été fait au moment où il a écrit ça (contrairement à l’annonce sur le tiret bas en comme séparateur…)
  • cela ne concerne que les cas abusifs pour lesquels les sous-domaines ont été créés dans l’unique but d’optimiser la visibilité dans Google

Je pense néanmoins qu’il sera plus difficile qu’avant de positionner plusieurs sous-domaines d’un même domaine dans les résultats de Google (surtout sur la première page).

Heureusement que Google n’a pas appliqué ce changement de façon brutale, sinon :

  • les sites hébergés en sous-domaine (free.fr, blogspot.com, etc.) auraient eu de gros problèmes de référencement puisque seulement 2 pages du domaine pourraient apparaître dans Google pour une même requête
  • les sites d’entreprise de forte notoriété auraient eu du mal à gérer la visibilité de leur marque (Matt Cutts donne l’exemple d’IBM). Les Sitelinks auraient alors eu encore plus d’importance.

Alors, sous-domaine ou répertoire ?

A première vue on peut penser que les sous-domaines présentent un petit avantage sur les répertoires en termes de référencement.

Mais attention aux excès !

Il me semble que les moteurs pénalisent de temps en temps les sites utilisant des sous-domaines à outrance dans l’unique but d’être mieux référencés. Ainsi, une agence de voyages peut être tentée de créer un sous-domaine par destination, quitte à n’avoir qu’une page par sous-domaine… Je déconseille cette pratique, je pense qu’il faut créer un sous-domaine quand cela correspond vraiment à une (grande) catégorie du site.

Combien de sous-domaines au maximum ? Je n’ai pas de chiffre absolu à donner, mais on peut raisonner selon un autre axe, en choisissant de créer un sous-domaine uniquement s’il contiendra suffisamment de pages (par exemple plusieurs dizaines), preuve de sa légitimité.

D’autres (comme Moz) estiment qu’au contraire, le répertoire est bien mieux que le sous-domaine…

N’oubliez pas qu’il n’y a pas que le SEO qui compte : d’un point de vue pratique, le répertoire à la racine est tout de même bien plus simple. Pas de questions à se poser avec Search Console ou Analytics, ou d’autres outils qui considèrent que l’unité de base est le sous-domaine.

Bref : à vous de choisir, mais aujourd’hui finalement, le sous-domaine n’est plus toujours le favori !

Faut-il supprimer les sous-domaines ?

Si vous utilisez des sous-domaines, ne changez rien ! Vous avez sûrement une bonne raison d’avoir organisé le contenu de votre site en sous-domaines plutôt qu’en répertoires, alors ne revenez pas en arrière sans y réfléchir à 2 fois. A moins que vous n’ayez utilisé cette technique comme du spamdexing : dans ce cas c’est sans doute le moment de faire un peu de ménage.